Le Dico de l’innovation

 

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Abstract : Voici un mot que nous avons tous déjà entendu au moins une fois, sans vraiment en saisir le sens. D’origine anglaise, il est principalement employé dans le monde scientifique. À la base, un abstract est tout simplement la synthèse d’un texte, d’un article… Un résumé quoi ! Mais la langue française évoluant, s’anglicisant, il trouve désormais sa place dans nos conversations.

Automotive : univers du véhicule autonome / connecté.

Avatar : Un avatar n’est pas seulement un bonhomme bleu qui protège un arbre magique dans l’un des plus grands succès populaires du cinéma, mais est l’appellation donnée aux représentations visuelles des utilisateurs de jeux vidéos sur la toile, voir même de réseaux sociaux. On peut donc dire : « elle est canon cette fille, je suis amoureux de son avatar Facebook ! ». Et bien avant Internet, un avatar était aussi l’incarnation d’un dieu dans les religions hindoue et bouddhique.

 

Beacon : À ne pas confondre avec « bacon », qui n’a vraiment rien d’innovant, les « beacons » sont des capteurs transmettant automatiquement des messages sur les smartphones environnants. Par exemple, si vous passez près d’un restaurant qui propose des brunchs pas chers, vous recevrez peut-être une réduction sur les tranches de bacon, via un beacon. Vous comprenez ?

 

Big data : Après Big Mac et Big Brother, Big Data est le nouveau « Big » à la mode. Il désigne le phénomène d’explosion du volume des données – data – produites via différents canaux (des capteurs météo aux informations fournies aux réseaux sociaux). Elles méritent bien le nom de « Big » : on en compte 2,5 trillions d’octets, dont 90% produites rien que ces deux dernières années.

 

Bitcoin : Oubliez tous vos cours d’économie : on n’a plus besoin de la banque centrale, ni des institutions financières. Les crypto-monnaies viennent remplacer nos bons vieux euros. Parmi elles, le bitcoin s’est imposé comme infrastructure de référence. Échangés de manière anonyme sans aucun contrôle gouvernemental, les bitcoins ont longtemps eu la réputation de servir aux transactions douteuses, mais sont aujourd’hui acceptés dans des boutiques traditionnelles toujours plus nombreuses. C’est le moment d’investir !

 

Blockchain : La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Une blockchain constitue aussi une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création.

 

Cloud : Après la Toile, pour Internet, les tours pour les unités centrales, on parle maintenant d’informatique en cloud ou « nuage » en français. Les « informaticiens-poètes » ont choisi ce terme pour désigner l’accès à des serveurs informatiques à distance, et non chez soi, accessibles la majorité du temps via Internet. De quoi donner tout son sens à l’expression « les mains sur le clavier, la tête dans les nuages » !

 

Coder : Très certainement LE verbe le plus important derrière : respirer, manger, dormir et boire. Le code – ou programmation informatique – est présent tout autour de nous. Jeux vidéo, lecteur CD, site internet, applications mobiles… il est partout ! Mais finalement, qu’est ce que c’est ? Pour faire simple (si possible), le code est une suite d’instructions données par un programmateur à un ordinateur. Pour que la machine les comprenne puis les exécute, elles sont rédigées dans un langage adapté : le binaire (une suite de 0 et de 1).

 

Coworking : Vous êtes artiste, écrivain, entrepreneur indépendant ou tout simplement étudiant et vous ne savez pas où travailler. Ne cherchez plus ! Rendez-vous dans l’espace de coworking le plus proche de chez vous. Apparus à San Francisco en 2005, ils sont le lieu idéal pour tous les travailleurs en manque de locaux. Un système ingénieux qui encourage échange et ouverture. Avec plus de 1 800 espaces recensés à travers le monde, le coworking est en plein essor. En France, près de 100 000 personnes travaillent, ou aurait déjà travaillé, dans ce type d’espaces.

 

Crowdfunding : Le « financement participatif » (ou crowdfunding), désigne un nouveau modèle de recherche de fonds pour des projets aussi variés que des startups en création ou des voyages initiatiques en préparation. Les appels à projets se font sur des sites web dédiés, comme Kickstarter ou Kisskissbankbank, où les internautes peuvent apporter leur soutien pour des montants divers. Une version 2.0 des appels à souscription, en quelque sorte.

 

Deep learning : Ce terme ne vous dit rien ? Pourtant, le deep learning est aujourd’hui la méthode phare de l’intelligence artificielle. Rien que ça ! À la base de ce système de reconnaissance et de classification d’images 2.0, un réseau constitué de milliers de petits neurones artificiels. Ces derniers effectuent des calculs simples pour analyser puis reconnaître la composition d’une image donnée. Pour identifier une personne par exemple, l’ordinateur analyse dans un premier temps la forme du visage avant de s’attarder sur la bouche, les yeux, les cheveux et enfin les caractéristiques plus fines comme les taches de rousseur ou les rides. Une fois que tout cela est fait, les images peuvent être classées par thème. Pratique non ?

 

Deep web : Equivalent « web » du mot underground pour la société, le deep web (ou « web caché ») n’est accessible que pour les plus initiés : on ne l’atteint que grâce à des moteurs de recherche dédiés, via des connexion cryptées, et on y trouve… Et bien, si on vous le disait, il ne serait plus si caché, n’est-ce pas ?

 

Disrupter : bouleverser, transformer de manière radicale un marché en suivant un modèle économique.

 

Embarquer : Il est loin le temps où l’on embarquait à bord d’un bateau pour voir le vaste monde, où l’on se laissait embarquer dans de folles aventures… Aujourd’hui « embarqué » ne s’utilise plus qu’aux côtés de « système », « dispositif » ou « technologie ». Et s’il signifie un dispositif électronique piloté par un logiciel totalement intégré au système qu’il contrôle, le premier système embarqué l’a été à bord… de la mission lunaire d’Apollo : le voyage persiste !

 

Entomophagie : Retenez bien ce terme ! Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), nous – chers humains – devrions adopter ce régime alimentaire d’ici quelques années. L’entomophagie – comprenez la consommation d’insectes, est un phénomène en plein boom ! Désormais, à table ou pour l’apéritif, il n’est pas rare de trouver quelques molitors, criquets et autres grillons dans nos assiettes. Nous avons testé et sincèrement… c’est bon !

 

FinTech : Derrière ce drôle de terme, composé des mots « finance » et « technologie », se cachent des start-ups et firmes pour le moins ambitieuses. De toutes tailles et porteuses de projets aussi différents les uns que les autres, leur objectif est simple : développer des services complémentaires à ceux déjà proposés par les banques. Effectuer des prélèvements bancaires entre particuliers, rembourser un ami via un simple texto… les projets destinés à nous changer la vie sont nombreux, mais ont tous un point commun : celui de remettre en cause le modèle économique traditionnel. Et cela ne fait que commencer ! Selon une étude menée par Accentue, les investissements annuels dédiés aux FinTech devraient atteindre entre 6 et 8 milliards de dollars d’ici 2018.

 

Flooder : Votre boîte mail ne s’ouvre plus ? La conversation que vous entreteniez depuis des mois avec vos amis sur votre réseau social favori ne répond pas ? Ne cherchez plus ! Vous êtes très certainement victime d’un flood. Nouvelle arme des pirates de l’informatique, ce terme désigne le fait d’envoyer une grande quantité de messages ou de données dans un système de discussion ou dans un réseau. Celui-ci devient alors saturé et par conséquent inutilisable.

 

Geeker : Se dit d’exercer une activité de la sphère geek, qui va de jouer aux jeux vidéos à regarder des vidéos sur Internet en passant par programmer. Quand vos collègues vous demanderons ce que vous avez fait ce week-end, pas la peine d’essayer de les impressionner avec des sorties culturelles ou des voyages exotiques, dites-leur simplement : « J’ai passé le week-end à geeker ».

 

Gorafier : Sport : La direction du PSG condamne Serge Aurier à répéter ses propos en face de Zlatan Ibrahimovic. Cette information vous semble farfelue ? Pas de panique, c’est normal ! Gorafier, c’est créer une information de toutes pièces, et la maquiller pour la rendre attractive. Depuis sa création, en 2012, le site internet le Gorafi traite de l’actualité (réelle ou imaginaire) de façon décalée. Le tout, en reprenant les codes de la presse. Alors, soyez vigilant et ne vous faites plus avoir !

 

Growth hacking : Vous êtes à la tête d’une start-up et souhaitez voir cette dernière prendre de l’importance rapidement ? Le growth hacking est fait pour vous ! Pour nous Français, cela signifie littéralement « bricoler sa croissance ». En d’autres termes, générer cette dernière sans passer par du marketing classique. Née dans la Silicon Valley, cette technique de webmarketing consiste à récupérer des données ; par exemple les profils d’une clientèle auprès des sites internet populaires de la cible que l’on cherche à atteindre… Pour ensuite les utiliser, et donc gagner en visibilité rapidement. Petit plus, cela permet également de générer cette croissance à moindre coût. Tout le monde connaît le fameux : « ce message a été envoyé depuis un iPhone ». Et bien figurez-vous qu’on est en plein dedans !

 

Hackathon : Vous êtes un brin geek et ne savez pas quoi faire de votre week-end ? Ne cherchez plus ! Participez à un Hackathon ! Autrement dit, prenez part à un évènement où développeurs, designers ou encore chefs de projets se réunissent pour faire de la programmation informatique collaborative. Le tout dans la joie et la bonne humeur. Organisés en équipes, les participants imaginent puis développent un projet informatique (une application par exemple) sur une période limitée dans le temps. À la fin, un jury désigne l’idée la plus originale et, souvent, récompense les gagnants. Pour info, le célèbre « like » de Facebook est né au cours d’un Hackathon organisé par le réseau social.

 

Hacker : Là où les pirates traditionnels attaquent des navires, les pirates informatiques « hackent » des programmes – de manière illégale. Et de même que ce bon vieux Jack Sparrow a su rendre les pirates sexys, les plus geeks d’entre nous utilisent aujourd’hui le verbe « hacker » comme un synonyme cool de « programmer ».

Inbound marketing : stratégie d’acquisition client basée sur la production de contenus de qualité pour attirer les clients vers votre marque.

IP tracking : Si une publicité pour la machine à café, que vous avez failli acheter la semaine dernière, se met à apparaître compulsivement sur chaque site web que vous visitez, votre adresse IP (Internet Protocol), soit la « carte d’identité » de votre ordinateur sur internet, a probablement été tracée. Légales dans certains cas, parfois non, les pratiques de traçage d’IP ont souvent des finalités de marketing. Pour vérifier que vous ne regrettez vraiment pas cette machine à café, par exemple.

 

Jailbreaker : Il est fini le temps où les adolescents voulaient débrider leurs scooters pour rouler des mécaniques sur la départementale à plus de 45km/h. Aujourd’hui, on débride ou jailbreak son iPhone pour pouvoir télécharger des applications interdites par Apple, nouvelle façon de tuner son smartphone. Technique de drague approuvée dans la cour du collège.

 

Lockdown : En 2011, Mark Zuckerberg – M. Facebook – décrétait un lockdown de 15 jours suite au lancement de Google+. Ainsi, les portes de son entreprise furent fermées, ses employés réquisitionnés. Objectif ? Découvrir et copier les fonctionnalités innovantes développées par son concurrent. Vous l’aurez compris, dans le terrible monde de l’entreprise, le lockdown est une initiative interne qui a pour but d’améliorer ses services, de résoudre une problématique. En un mot : rester compétitif.

 

Megabits : Le moins qu’on puisse dire, c’est que le terme peut porter à confusion. Rassurez-vous, si votre adolescent(e) ne fait que parler « Bits » et « Megabits », il ou elle veut simplement évoquer les unités de mesure de stockage de l’information sur son disque dur. Après, c’est à vous de vérifier de quel type d’information il s’agit…

 

Peer-to-peer : On connaissait « pour le meilleur et pour le pire », « on a vu bien pire », et maintenant : « peer-to-peer ». Ce protocole d’échange entre individus (ou « peers ») s’applique à de nombreuses situations nouvelles : l’échange de fichiers en téléchargement (légal ou non), les plateformes d’économie collaborative ou encore… les bitcoins !

 

Pinner : Vous vous rappelez quand, enfant, vous découpiez vos images préférées dans les magazines et les punaisiez sur un tableau de liège pour les admirer à loisir ? Et bien il existe aujourd’hui une version 2.0 de ce petit plaisir : le réseau social Pinterest. Et celui-ci a même réussi à imposer un nouveau verbe : « pin it », en anglais, signifie donc « e-punaiser » une image dans votre navigateur. Adieu les tableaux de liège !

 

QR Code : Les « QR Code » ne sont pas une nouvelle cryptographie destinée aux services secrets mais simplement une version plus perfectionnée d’un code-barre. Plus rapide – d’où « QR » : Quick Response – et contenant plus d’informations. Cependant, les « QR Code » sont déjà en train de se faire détrôner par les puces RFID… définition dans le prochain numéro de Silex ID !

 

RAM : Sur les lèvres de tous les vendeurs de magasins d’informatique, la RAM (pour Random Access Memory) désigne la « mémoire vive » d’un ordinateur. C’est un composant électronique qui correspond à peu près à la mémoire immédiate de nos cerveaux et stocke temporairement certaines informations. La RAM permet entre autre une meilleure performance du système, c’est pourquoi, face au chef de rayon micro-informatique, vous pourrez dorénavant dédaigner, l’air sûr de vous, les RAM inférieures à 2 gigaoctets.

Résilience : capacité à rebondir et à reconstruire après un coup dur.

Shazamer : Rien à voir avec le « Sézame, ouvre toi ». « Shazamer » ne vous ouvrira aucune porte, magique ou non. Par contre, si vous disposez de l’application mobile du même nom, Shazam, vous pourrez enfin répondre à la question : « Oh, j’adore cette chanson, c’est quoi déjà ? », un peu magique aussi, finalement.

 

Singularité : Inspirant les amateurs de science-fiction, elle désigne un concept selon lequel, l’humanité entrera dans une ère supérieure grâce à l’explosion de la connaissance, conséquence des avancées technologiques. Nous recommandons d’utiliser le mot « singularité » accompagné de « intelligence artificielle », « transhumain » et de « cyber-utopiste » pour un meilleur effet.

 

Smart Grid : Quand on ajoute de l’informatique aux réseaux de transport d’énergie, on obtient des « réseaux intelligents », c’est à dire optimisés pour réduire leurs coût et impact environnementaux. Ajouter de l’informatique à un poisson rouge suffirait-il à en faire un smart goldfish ? L’avenir nous le dira.

 

Spammer : On est d’accord, tout le monde connaît le spam. Mais si, vous savez, ce courrier indésirable qui vient pourrir votre boîte mail ! Cette publicité que vous retrouvez avec surprise entre deux courriers supers importants au retour de votre pause déjeuner. Et bien figurez-vous que pour certains, l’envoi de spams est devenu une activité à part entière. Un véritable hobby… Leur action : spammer. Et oui, Internet repousse les limites de la bêtise humaine.

 

Tweeter : Action de poster un tweet, un message de 140 caractères sur le réseau social Twitter. Les plus hipsters d’entre nous iront même jusqu’à l’orthographier « touiter », marquant d’ironie la francisation des mots anglais du web (ou « ouèbe »).

 

Uchronie : Une uchronie est avant toute chose, une bonne manière de faire réviser ses cours de grec à un adolescent fainéant. Ce néologisme est dérivé de chronos, le temps, et du préfixe « u » qui désigne ce qui n’existe pas, comme dans le mot « utopie ». Étymologiquement donc, une uchronie, c’est un temps qui n’existe pas. Comme on en retrouve très souvent dans… la science-fiction. Un bon moyen d’intéresser nos ados, non ?

 

Viberer : « Viberer » est un synonyme de « téléphoner » et non l’action de procurer des vibrations. Viber est une application mobile qui permet de téléphoner et d’envoyer des messages gratuitement avec les autres utilisateurs de l’application.

 

Wearable : Également appelé habitronique – ça ne vous avance pas ? – il s’agit en fait des objets que l’on porte sur nous tous les jours et auxquels sont intégrés de l’informatique ou de l’électronique, tout en faisant en sorte que cela reste discret. Des habits aux bijoux en passant par les perruques, les objets connectés les plus en vogue pour le moment sont les lunettes (avec les fameuses Google Glass) et les montres connectées (Apple Watch, Pebble Time…). Et tout ça, pour être connecté en permanence et surtout, collecter et mesurer nos données personnelles !