Et si l’algue était le carburant du futur ?
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Sur l’archipel japonais, des initiatives pour réduire les émissions de CO2 sont en train de voir le jour. L’entreprise Euglena, par exemple, développe actuellement un carburant à base d’algues. 

DeuSEL-au-Japon

En 2020, les Jeux Olympiques se dérouleront au Japon. Avant cette date, le Ministère de l’industrie et des transports a demandé à plusieurs entreprises de développer des transports plus « verts ». Par ailleurs, le Japon compte réduire ses émissions de CO2 de 30% d’ici 2030. De nombreuses initiatives ont donc vu le jour, et le pays mise en grande partie sur l’algue pour ne plus utiliser de carburant polluant. Le carburant à base d’algue Euglenophyceae de l’entreprise Euglena est déjà considéré comme une alternative sérieuse. Akihiko Nagata, responsable financier, tire un bilan positif des premiers tests :

«La première mondiale avec des bus et l’algue dénommée Euglenophyceae que nous avons cultivée est un succès. Chaque jour, des bus effectuent la navette entre une usine d’Isuzu, grand fabricant japonais de moteurs diesel avec qui nous collaborons pour ce projet, et la gare la plus proche. La distance totale parcourue quotidiennement par ces bus est de 88 kilomètres. Le carburant utilisé est composé à 1% de notre algue, le reste est du diesel conventionnel et de l’huile de cuisson. La loi japonaise nous interdit d’utiliser plus de 5% de biocarburant, sauf s’il est totalement pur. C’est le challenge que nous voulons relever en lançant sur le marché un biocarburant 100% à base d’Euglenophyceae en 2018»

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L’entreprise japonaise se réjouit des premiers résultats obtenus, et elle ne compte pas s’arrêter là ! Euglena a déjà reçu des demandes de production pour les transports aériens. La culture n’est d’ailleurs pas une contrainte puisque « les algues ne nécessitent que des piscines avec de l’oxygène et du soleil». Et ce n’est pas la seule entreprise à comprendre l’intérêt que peut avoir l’algue dans les transports : Denso, une filiale de Toyota, commence les tests dès cet automne sur des bus de l’entreprise. L’algue utilisée n’est pas la même : il s’agit de la « Pseudochoricystis ».

Myriam Roche

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