Japon : une IA réussit la première étape d’un concours littéraire
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L’équipe du professeur Hitoshi Matsubara, de la Future University d’Hakodate, a programmé une intelligence artificielle écrivaine. La machine a pu franchir la première des quatre étapes d’un concours en vue d’un prix littéraire japonais.

Robot book 

« Je frissonnais de joie, une sensation que je ressentis pour la toute première fois, et continuais d’écrire frénétiquement. Le jour où une machine écrivit un livre. L’ordinateur, privilégiant la poursuite de son propre bonheur, arrêta de travailler pour le compte des humains ».

Ces quelques lignes sont lisibles dans The Day A Computer Writes A Novel, le roman écrit par l’IA mise au point par les chercheurs japonais. Pour obtenir un tel résultat, les scientifiques ont programmé l’ordinateur en y entrant des phrases, des mots et tout un tas de paramètres, comme par exemple l’intrigue ou la création des personnages. Structuré et ficelé comme un ouvrage traditionnel, il a été soumis au jury du prix Hoshi Shinichi Literary Award. Sur les 1450 romans candidats, 4 ont été co-écrits par 11 programmes informatiques. La première phase de sélection a été passée avec succès par le livre de l’IA de Hitoshi Matsubra.

Une performance à relativiser

Si l’IA a pu remporter ce premier round, elle se heurte à quelques difficultés. De fait, The Day A Computer Writes A Novel n’a malheureusement pas pu aller plus loin dans la compétition. Lors d’une conférence de presse en marge du concours, Satoshi Hase, un écrivain japonais de science-fiction, a fait part de son étonnement :

« Je fus surpris du travail, car c’est un roman très structuré. Même s’il reste quelques problèmes à corriger avant qu’il puisse gagner le prix, comme la description des personnages. »

La difficulté principale de la machine est à trouver du côté de son humanité et de sa créativité. Elle parvient à trier les informations qu’on lui a injectées, soit 80% du travail d’après son créateur, mais elle peine à créer un univers nouveau et cohérent. Malgré tout, Hitoshi Matsubara reste optimiste, et assure vouloir aller au bout :

« Jusqu’à maintenant, les IA ont été utilisées pour résoudre des problèmes qui avaient des réponses, comme le Go ou le shogi. J’aimerais pouvoir étendre le potentiel de l’intelligence artificielle pour qu’il rivalise avec la créativité humaine »

Clément Duboscq

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Silex ID

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