I, Philip : premier court métrage français en réalité virtuelle
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Arte Creative propose à partir du 23 février, un premier court métrage en réalité virtuelle, I, Philip. Un film qui propose aux spectateurs une immersion à 360° et qui utilise la 3D. Il a été coproduit par Arte et Okio Studio.

Nous sommes dans le corps d’un robot. Ce dernier a hérité de la mémoire de Philip K. Dick, romancier américain, auteur de livres de science-fiction, de nouvelles et d’essais, dont, par exemple les fameux Minority Report et Total Recall. Le robot Philip, personnage principal du film, n’est autre que son double à qui on a intégré sa mémoire. Le court métrage I, Philip retrace la dernière histoire d’amour du romancier au travers du robot.

Qui est à l’origine de ce projet ?

C’est le fruit d’un ingénieur en robotique, David Hanson. Il est à la tête de la société Hanson Robotics, qu’il a fondé. Créateur d’une série de robots réalistes, son tout premier modèle était celui de Philip K.Dick en 2005. Par manque de moyens, il n’avait réussi à créer que la tête du robot. Ce prototype contenait la totalité des oeuvres de l’auteur américain. Mais gros problème… La tête a soudainement disparu lors d’un trajet entre Dallas et Las Vegas. A l’heure actuelle, cette tête n’a toujours pas été retrouvée. Si Philip K.Dick reste le personnage principal de ce film c’est certainement à cause de son intérêt pour la réalité virtuelle. « Nous vivons une réalité virtuelle et ne nous nous en apercevons que lorsqu’une variable change » annonçait déjà l’auteur à l’école où il croyait que sa maîtresse n’était qu’un automate. Un discours de fou à l’époque alors qu’aujourd’hui « la réalité virtuelle » devient notre quotidien.

Dans la peau d’un robot

Le spectateur est dans la peau du robot pendant tout le long du court-métrage. La réalité virtuelle a été utilisée par le réalisateur Pierre Zandrowicz. Grâce aux casques de réalité virtuelle, tel que l’Oculus Rift, le spectateur peut décider lui même de ce qu’il a envie de voir. Seul petit soucis, la réalité virtuelle ne permet pas encore d’avoir des images de haute qualité comme le précise le réalisateur lui-même. « On est dans la tête d’un robot, d’un prototype qui ne voit pas très bien ». Avant d’ajouter, « pour l’instant, le déplacement n’est pas agréable pour le spectateur. » C’est la raison pour laquelle le robot ne bouge pas.

Participants attend the 'Collisions. A Virtual Reality World Premiere' event at the annual meeting of the World Economic Forum (WEF) in Davos, Switzerland January 21, 2016. REUTERS/Ruben Sprich - RTX23C5N

450 000 euros pour 15 minutes

Pierre Zandrowicz  a eu l’idée de ce film il y a déjà 5 ans ! Pour pouvoir offrir aux spectateurs une vision si globale, il a fallu à l’équipe tourner plusieurs fois chaque scène. « On a tourné toutes les scènes plusieurs fois avec des caméras 3D, puis on a monté le tout », raconte le réalisateur. Le coût total de ce premier court métrage français filmé en réalité virtuelle est de 450 000 euros pour 15 minutes. Un chiffre astronomique qui ne laisse pas présager pour le moment de longue production.

Le film est disponible à partir du 23 février sur le site d’Arte.

Myriam Roche

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