ER – FUTUR.E.S in Paris 2018
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Salut les cro-magnons !

On reste sur Paris cette semaine pour explorer les possibles à Futur.e.s édition 2018 ! Trois jours pour six thématiques, de l’IA jusqu’à la génétique, en passant, une fois n’est pas coutume, par l’art et la créativité !
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Direction la Grande Halle de la Villette pour un évènement haut en couleur ! Trois jours pour naviguer entre les cinq espaces thématiques, les masterclasses, labs et espaces de conférences. On note avec surprise, pour un event dans l’innovation, la présence d’un espace pour enfants !

 

 

 

Les 3 points qui m’ont le plus marqués dans cette édition 2018 :

 

 

 

[Génétique] Le futur du génome 

L’un des espaces thématiques de ce Futur.e.s édition 2018 était consacré à réécrire le vivant. Vous l’aurez compris, c’est de génétique dont il s’agit ; quoi de mieux qu’une conférence sur le génome pour entrer dans le sujet ? Posons donc les bases : le génome est l’ensemble du matériel génétique d’une espèce écrit dans son ADN. Si nous savons lire ce livre génétique grâce au séquençage de l’ADN (voir Riccardo Sabatini que nous avions rencontré à Leade.rs l’année dernière), l’écrire est une toute autre paire de manche. Heureusement, un membre de la start-up DNA Script était présent pour nous éclairer ! Si la méthode actuelle consiste à assembler chimiquement des morceaux pour former un gène, DNA Script a reçu pratiquement 5 millions d’euros d’aides publiques pour développer sa méthode biologique. Pourquoi biologique ? Parce qu’elle utilise des enzymes qui écrivent manuellement des séquences d’ADN, mieux que nous et plus rapidement ! Mais à quoi tout cela pourrait bien servir ? Là encore, réponse facile : à remplacer nos bons vieux disques durs ! Si nous codons numériquement en 0 et 1 sur nos ordinateurs, l’ADN comporte dans son langage 4 « bases » A, C, G et T qui pourraient servir à stocker et archiver des données ! 

[Art] La place de l’art dans la ville de demain 
L’une des tendances principales de ce Futur.e.s portait sur la place de l’art dans la ville de demain. Au fur et à mesure des conférences, on peut clairement identifier une volonté de sortir l’art des musées et autres espaces dédiés. Si ce mouvement n’est pas nouveau, les nouvelles technologies l’ont fait passer dans une autre dimension. En témoigne l’initiative de 2015 à l’occasion de la COP 21, durant laquelle n’importe qui pouvait, grâce à son smartphone, faire pousser un arbre virtuel sur la Tour Eiffel. Plus récemment, une start-up nommée VR ALL ART, dont on vous a déjà parlé, propose une galerie d’art virtuelle dans laquelle chacun peut exposer, visiter ou acheter des oeuvres ! Début 2018, c’est l’Opéra Garnier de Paris qui nous offrait une expérience immersive sur les pas du « Fantôme de l’Opéra ». Vous l’aurez compris, l’art de demain sera expérientiel et collectif !

[Blockchain] L’industrie de la médecine 

Comment assister à un évènement sur l’innovation sans entendre parler de blockchain ? Pas en allant à Futur.e.s en tout cas. Enfin au moins, il ne s’agit pas d’un énième pitch de projet participatif en open-source qui veut disrupter le secteur en gardant des valeurs humaines, mais de partager de la donnée dans le domaine médical ! Le cas d’Henrietta Lax est très parlant et montre bien l’étendue du problème : cette femme est la propriétaire des premières lignes de cellules cultivées in vitro. Elles sont encore utilisées aujourd’hui et ont grandement participé à l’avancée médicale, mais ni Henrietta Lax ni sa famille n’en a jamais profité ! Son consentement n’ayant jamais été obtenu, elle n’a jamais reçu le crédit de l’utilisation de ces cellules. Mais revenons-en à la blockchain : cette technologie aurait permis à Henrietta de recevoir le crédit qu’elle mérite ! En créant un cadre transparent et en automatisant des processus sensibles – comme le consentement – elle pourrait changer le paradigme ! Nos données sont déjà collectées mais personne ne veut les partager : il ne manque que notre consentement éclairé pour faire avancer la médecine !

 

 



 

Aucun burger ou food-truck ne se profilant à l’horizon, j’ai dérogé à la fameuse tradition du Burger pour en revenir à une french tradition : le jambon-beurre ! Certes moins sexy mais tout aussi efficace !

 

 

La transition digitale de France Culture

La transition digitale est une étape inévitable dans le développement de beaucoup d’entreprises historiques, mais est assurée avec plus ou moins de succès ! France Culture représente sûrement l’une des plus grandes réussites avec le virage que la radio a opéré il y a peu. Le défi est de garder l’âme et la mission de l’entreprise tout en s’intégrant aux nouvelles pratiques de consommation. À travers ses nouveaux services vidéo, à la demande… France Culture s’est transformée en une radio « de stock », qui doit continuer à produire du contenu durable malgré l’instantanéité des nouveaux formats !
L’homme qui murmurait à l’oreille des bactéries

On n’a pas tous 25 ans de la même façon. Xavier Duportet, pour ceux qui ne le connaissent pas, créait sa start-up Eligo Biosciences et participait à l’essor de la génétique. Ce trentenaire président d’Hello Tomorrow est axé sur l’utilisation du Crisper Cas9, les « ciseaux d’ADN » dans le microbiome humain. Il faut savoir que l’Homme contient plus de 1 000 milliards de bactéries, à peu près 1,5kg, qui sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme. Sachant que nos antibiotiques actuels détruisent toute notre flore bactérienne sans disctinction, vous commencez à voir le problème ? Xavier Duportet, lui, a vu la solution : les éligobiotiques ! Ces « robots biologiques » s’accrochent aux bactéries et découpent les mauvaises sans influer sur les autres !

IWheelShare
Oui, on peut encore parler Big Data en 2018 sans qu’on nous réponde « RGPD » ou « Les GAFA nous volent nos données ». Avec IWheelShare, c’est même du DataForGood ! Cette start-up a pour vocation d’aider les personnes touchées par un handicap, quel que soit sa nature. Pour y arriver, IWheelShare s’appuie sur son chatbot Wilson qui a une double mission : aider les gens qui le contactent et recueillir de la data. En croisant ces données avec celles issues des acteurs partenaires sur le terrain, l’objectif est de constituer une database actualisée en open source sur l’accessibility cloud. On est for Good ou on ne l’est pas !
Au terme de ces 3 jours à Futur.e.s in Paris édition 2018, on peut dire que l’évènement a rempli sa mission. Savoir se rendre accessible est tout sauf simple et cela a été fait avec brio : sans se perdre dans les aspects techniques des dernières technologies de pointe, Futur.e.s aborde ses sujets sous une lumière très pratique et concrète en montrant les différents possibles qui s’offrent à nous. Des futurs au féminin, au pluriel, dans lesquels l’Homme est replacé au centre de la matrice et où l’art n’est pas passé à la trappe de l’innovation !


 

Coming next!

 

 

 

 

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Cédric

All stories by: Cédric