Newsletter Silex ID – Africa Com & Africarena 2018
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Salut les cro-magnons !

Cette semaine, Eline est allée pour vous lecteurs dans la nation arc-en-ciel, l’Afrique-du-Sud, et plus exactement au Cap ! Se tenaient là-bas AfricaCom, l’événement télécommunication africain par excellence et Africarena, événement organisé par la French Tech. Suivez-la !

Ces deux événements, pas si complémentaires se tiennent tous les ans au même endroit la même semaine à Capetown. L’un est organisé par les africains pour les africains bien que presque tous les intervenants soient américains ce qui étonne plutôt et l’autre organisé à la française pour les investisseurs français à la recherche de projets à financer en Afrique. Pendant l’AfricaCom, on parle principalement de télécom mais aussi de toutes les technologies qui l’entourent telles que la 5G, l’IoT, l’intelligence artificielle et bien d’autres sujets que je n’ai pas pu couvrir passant mon temps à chercher les salles que personne ne savait m’indiquer correctement. Pour Africarena, le focus est essentiellement fait sur les start-ups en recherche de financements, les keynotes ou panels étant plus rares mais toujours de très bonne qualité ! Dans l’ensemble ce qui était intéressant était la façon d’aborder les sujets en parlant très peu des lacunes du pays ou du continent mais plutôt des opportunités à venir ! Et surtout, PERSONNE ne doit être laissé de côté, et ça ça semble effectivement primordial (surtout en Afrique-du-Sud).

[ARTIFICIAL INTELLIGENCE] L’implémentation de l’IA en Afrique, sacré challenge

L’intelligence artificielle est un sujet souvent revenu sur la table durant AfricaCom, ce qui peut étonner quand on sait que seulement 50% des africains ont aujourd’hui accès à Internet, mais la transformation digitale en Afrique ne prend pas la même forme que chez nous, elle est presque vitale pour le continent. Mais implémenter de l’IA en Afrique n’est pas si simple pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les biais à éviter dans l’entrainement de l’IA sont nombreux et en Afrique, certains sont sur-représentés comme le sexisme par exemple. De plus, la régulation nécessaire à la mise en place de l’IA ne saurait être homogène sur tout le continent africain, en tout cas pas maintenant, le continent étant extrêmement complexe et varié en termes de cultures non pas seulement entre pays mais au sein des pays même. Et cela pose d’autant plus de problème que la corruption est un fléau courant dans les gouvernements, il ne faudrait pas que l’on se retrouve avec un scénario catastrophe comme de si nombreux films de SF le présagent. Enfin, implémenter de l’IA requiert des compétences qui ont besoin d’être développées en Afrique. Sur ce point, les gros de ce monde ont flairé le bon investissement comme on peut le voir avec l’initiative du Google AI Lab Ghana et les Facebook African Masters in Machine Intelligence.

[START-UPS] Le terreau africain pour les start-ups et leurs investisseurs

Lors d’un panel sur « Investir dans les start-ups africaines », les intervenants étaient unanimes : la grosse différence des start-ups africaines c’est qu’elles tentent de répondre à des besoins primaires quand d’autres créent le besoin. Le terreau africain a quelques défauts mais présente aussi de nombreuses opportunités. En effet, la complexité du territoire dont je vous parlais rend les échanges commerciaux (importation/exportation) compliqués entre les États africains. Le plus souvent, il est même plus facile de faire du commerce avec l’Europe. Mais l’Afrique a aussi de gros atouts : la jeunesse de sa population et l’ampleur de son réseau de téléphonie mobile. Ainsi, l’Afrique est beaucoup plus avancée que nous sur la Fintech ou les applications mobiles qui fleurissent partout sur le continent. Mesdames et messieurs les investisseurs, prenez le sujet sans hésiter, votre feu vert : des géants n’hésitent pas à miser gros sur le continent : Orange et Microsoft par exemple. Deux conseils d’investisseurs cependant pour investir dans des start-ups africaines : s’assurer de l’ancrage de la start-up dans son marché local avant de penser à l’internationalisation (propos d’Emilian Popa, directeur DiGAME Investment Company) et connaître la vision des fondateurs sur le long terme (propos d’Eric Osiakwan, partner chez Chanzo Capital, un chouette gars).

[5G NETWORK] Doucement mais sûrement…

La question posée est simple : l’Afrique est-elle prête pour la 4ème révolution industrielle ? Pour la plupart des pays, la 4ème révolution indsutrielle est poussée par les GAFAM, or en Afrique elle est poussée par la transformation digitale, tous les acteurs du marché y participent et pourtant le partage du marché est extrêmement instable. Les constructeurs des infrastructures nécessaires au développement de la télécommunication en Afrique sont très nombreux et pourtant ils se partagent des parts de marché infimes comparé aux offreurs de service « over the top » qui détiennent la grande majorité du marché. La mise en place de la 5G nécessite donc ici un travail plus collaboratif entre les différents acteurs du marché et qu’ils reconnaissent leur responsabilité quant à l’éducation des gens pour permettre à tous de participer et de suivre. Elle ne devrait pas tarder à apparaître sur le continent qui semble avoir été choisi pour être le bêta testeur de la tech pour certaines grandes entreprises comme Vodacom ou encore MTN.

Côté gastronomie à Capetown, c’est très simple, il vaut mieux être carnivore. Je ne vous parlerai pas de mes repas à AfricaCom ou Africarena car pour l’un il n’y avait rien sur l’événement et pour l’autre je n’ai pas mangé sur place, mais je peux vous parler des petits déj à l’anglaise, des barbecues à n’en plus finir, des potjie (spécialité afrikaner), un délice ! Enfin, je vous parle de choses cool sans preuve à l’appui mais voici un petit déj à l’anglaise pris dans un hôtel incroyable appelé le Vineyard.

« Valeur = Expérience/Attentes »

C’est le Président du conseil des commissaires de la Commission nigériane des communications, Olabiyi durojaiye qui nous lance sur le sujet (il parlait alors de la 5G). En effet, les autres réseaux restent nécessaires mais nous continuons à innover et à rechercher de nouvelles solutions car nous avons déjà goûté à ces innovations et l’expérience nous pousse à chercher de nouvelles sensations afin de vivre de nouvelles expériences qui font iront au-delà de nos attentes. Et c’est ce processus qui peut être généralisé  qui détermine la valeur des choses. Je trouvais l’analyse très juste et intéressante.

Les réseaux de neurones faits maison

De quoi a besoin l’IA pour fonctionner ? Réponse simple : data. Mais sachez qu’il est possible de créer son propre réseau de neurones avec peu de data ? Easy ! Il suffit de partir de modèles déjà existants et libres d’accès juste ici.
Pour ce faire, il suffit d’implémenter des modifications à la dernière « couche » du système de deep learning en utilisant les datasets à disposition en ligne.  Une chose à savoir, choisissez vos data/collection d’image pour qu’elle soit aussi semblable que possible à celle utilisée dans le modèle choisi.

Aerobotics, la solution d’IA pour les agriculteurs

Aerobotics, la start-up qui fera très certainement parler d’elle (nous l’avons d’ailleurs retrouvé à Africa Com et Africarena). Elle était présentée par son directeur financier et responsable développement, Timothy Willis. Aerobotics a conçu des drones dotés d’IA permettant de mapper les  cultures d’arbres ou vignobles. Le drone récupère les données qui sont ensuite analysées par l’IA ce qui permettra de trouver les failles dans la culture. La solution permet de localiser les spécimens malades et d’indiquer le chemin à l’agriculteur qui prendra ensuite le relais. Ils veulent continuer le développement pour permettre aux drones même de déterminer la maladie qui toucherait les individus malades et envoyer directement un diagnostic à l’agriculteur. L’IA et l’agriculture, le beau ménage !

Pour conclure sur ces deux événements africains, le contenu était très variable en fonction des speakers mais aussi des sujets. Un conseil si vous y allez l’année prochaine, visitez les lieux à l’avance, ça vous permettra d’économiser quelques dizaines de minutes de recherche des différentes salles. Un autre bémol : aller en Afrique pour en connaître plus sur le continent et entendre une majorité d’accents américains parmi les speakers… Enfin, une bonne note pour le focus sur l’avenir !

Coming next!

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AUTHOR

Eline

All stories by: Eline