Newsletter Silex ID – Maddy Keynote 2019
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Salut les cro-magnons !

Cette année encore, les équipes de Maddyness investissent le CENTQUATRE pour sa Maddy Keynote, qui propulse le visiteur en 2084 le temps d’une journée. Pour sa quatrième édition, ce sommet de l’innovation parisien fait le pari d’un avenir positif et altruiste pour l’Humanité. Pari tenu ! Plongez en 2084 avec Claire-Emilie.

Travail, bien-être et consommation, voici les trois thèmes choisis pour cette Maddy Keynote 2019. Trois sujets bien plus liés qu’il n’y paraît : en 2084, comment imaginer le travail sans le bien-être ? Ou la consommation sans la satisfaction et le bonheur des consommateurs ? Entre deux conférences, tables rondes ou workshops, le visiteur est invité à tester les solutions de demain exposées dans l’espace immersif. Shot de bien-être olfactif, casque de VR pour se débarrasser de ses phobies, ou encore IA au service du tracking des produits. Cette année encore, Salesforce fait appel à l’enfant en nous, et imagine la chaîne de production de demain… en Lego.

[DATA] Your data for a job

2084, le paradoxe du travail ? Alors que la population mondiale explose (nous serons près de 11 milliards d’individus en 2084, soit 4 milliards de plus qu’aujourd’hui), tous les experts s’accordent à dire que les robots remplaceront la moitié de nos activités, au bas mot. Cela fait relativiser sur nos 9% de chômage actuels ! « Plus d’humains et moins de travail ». Pour éviter de se faire supplanter par un robot, les humains de demain devront se former, être capable de se transformer rapidement… voire de s’augmenter afin de trouver chaussure à leur pied. Car l’essentiel aujourd’hui, c’est le facteur humain. D’après David Bernard, fondateur & CEO de AssessFirst, «  nous sommes 6 fois plus performants lorsque nous vivons notre job avec passion ». Alors, pour mieux s’épanouir au travail, irons-nous jusqu’à nous implanter une puce “mood tracker” permettant une approche prédictive du recrutement ? David en semble persuadé.

[HEALTH] Vers l’humain immortel ?

À la vie éternelle (mais après la mort) proposée par l’Église catholique, les sociétés de biotechnologie opposent leur promesse de vie quasi-éternelle ici et maintenant : une sénescence tellement négligeable qu’elle nous ferait croire à l’immortalité. Quand on voit l’allongement de l’espérance de vie, les prothèses couplées à des interfaces cerveau-machine toujours plus pointues, ou encore des implants de cornée en 4D rendant la vue aux aveugles, on n’est pas loin de croire aux miracles. Pour Frère Eric Salobir, consultant auprès du Saint-Siège et président d’Optic Technology, un réseau international d’étude et d’innovation dédié aux enjeux éthiques des technologies de rupture, cette futurologie médicale réduit le vivant à une machine biologique qu’on répare, voire qu’on augmente. Le transhumanisme nous pousse toujours plus loin dans la société du zéro défaut, où tout s’anticipe et se prédit, au prix de l’égalité et du bien de l’humanité toute entière. Alors, Frère Eric Salobir nous interroge : « Faut-il ajouter des jours à notre vie ou de la vie à nos jours ? ».

[WELFARE] Méditer pour mieux régner

Si on en croit les gourous du bien-être, la méditation aurait toutes les vertues. Elle prodiguerait détente, permettrait de gérer son stress, d’être plus zen, et calmerait mêmes les enfants turbulents. Avec ça, plus aucune excuse pour continuer à subir de plein fouet le stress d’une vie toujours plus rapide, l’obsession du contrôle et ses émotions, n’est-ce pas ? Les mécanismes de culpabilisation se mettent en place… Rassurez-vous, c’est bien l’inverse que nous affirme Fabrice Midal, Fondateur de l’École occidentale de méditation. « Si la méditation avait un sens, ce serait de nous autoriser à vivre, à rencontrer nos émotions, à apprendre à se respecter au lieu de se sacrifier ». Alors seulement nous pourrions être réellement présent et attentif à ce qui nous arrive, et développer une intelligence situationnelle capable de nous faire « triompher des emmerdes ». Pour mieux régner, oubliez « L’art de la guerre » et foncez acheter le nouveau livre de Fabrice : Traité de moral pour triompher des emmerdes !

Event reporter a commencé avec un burger, et terminera avec… des empanadas. Parmi la myriade de food trucks qui remplissent la cour du CENTQUATRE, pas de traditionnel burger à l’horizon. Mais qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion de tester les steaks de champignon de Pleurette, les légumes fermentés de La Préserverie, les pâtes à la farine d’insectes de Jimini’s, ou encore les super-jus des Miraculeux.

Dipty Chander

Diplômée de l’école Epitech, Dipty prend à bras le corps la question de la mixité dans le numérique. Partant du constat du déséquilibre abyssal entre les hommes et les femmes travaillant dans le code (sur une promotion de 500 élèves, seules 4% sont des filles), cette jeune femme a décidé de créer l’association E-mma pour promouvoir la mixité dans le domaine du numérique. Son rêve : créer un monde où « la mixité devient banalité, et où la productivité a pour essence l’égalité. »

Un tableau signé IA

432 000€. C’est le prix auquel s’est vendue la dernière œuvre d’Obvious Art lors d’une vente aux enchères de Christie’s, un portrait créé par une intelligence artificielle. L’IA va-t-elle (aussi) remplacer nos artistes ? Tout est question de point de vue. Car cette œuvre d’art, si elle découle d’une « simple » formule mathématique, reste signée par un collectif d’artistes et de chercheurs. Face à l’opposition humain-IA, Obvious Art propose un nouveau paradigme : humain + IA. L’art créé par la machine créée par l’Homme.

Nap&Up (nos copines !)

On en a tous rêvé, Camille Desclée de Maredsous et Gabrielle de Valmont avec leur startup Nap&Up l’ont fait : introduire la sieste au travail. À l’aide de leur cocon de déconnexion, les employés sont invités à décompresser pendant 5 à 20 minutes. Un moment privilégié pour recharger ses batteries, pendant lequel l’utilisateur est guidé par la voix d’un sophrologue. Face à l’engouement croissant pour le télétravail, on ne pouvait pas faire mieux pour convaincre les collaborateurs de venir travailler au bureau ! On en sait quelque chose, on travaille dans le même lieu qu’elles !

Comme dans toute conférence tech digne de ce nom, la Maddy Keynote comporte son lot de VR, de robots et de crypto-monnaies… à nous faire croire que le futur dans toute sa dimension science-fictionnelle est déjà là. Malgré tout, un accent est mis sur le bien-être, le bio, le bon. Un pari réussi donc, on y croit à ce futur positif et humaniste !

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AUTHOR

Eline

All stories by: Eline