Newsletter Silex ID – NEXT 2018
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Salut les cro-magnons !

Hambourg, l’équipe de foot de St Pauli, la Philharmonie, les canaux, le port… mais aussi Next un petit event tech et digital pendant le Reeperbahn Festival, gros festival de musique qui tire très bien son épingle du jeu. On suit Matthieu qui nous raconte !

Une froide mais ensoleillée matinée de septembre, me voilà embraquant pour Hambourg, direction NEXT 2018. C’est la seconde année que je couvre cet événement découvert avec beaucoup de plaisir l’année dernière. La recette est toujours efficace : musique, innovation, talks, workshops et festivités nocturnes. Pour le premier jour, une douce entrée en matière sur un air de piano interprété par Malakoff Kovalski, avant de rentrer dans le vif du sujet. La promesse cette année : réparer le digital ! Un programme chargé avec des speakers très différents pour éclairer ce point de vue fort. Deux jours bien remplis où l’on alterne les formules dans différents lieux : retour d’expérience dans un bar, workshop dans un squat, talk dans un théâtre…

 

[CONSTAT] Avec le digital tout n’est pas tout rose 

L’année dernière NEXT avait fait fort en affirmant « Digital sucks » (c’est d’ailleurs un des seuls événements qui affirme une position, un point de vue, une assertion). Cette année en guise d’introduction, il est refait le rapide constat que les Social Media ne sont pas social mais entraînent surtout de la solitude, de l’addiction et du narcissisme. D’ailleurs depuis l’année dernière, on a pu voir fleurir plusieurs articles sur l’économie de l’attention ou sur la nécessité de se déconnecter dans les grands médias mondiaux. À ce titre, Trump apparaît comme le premier véritable « digital president » ; complètement digital narcissique. Le Digital a créé un monde centralisé autour des GAFA et une économie monopoliste sous le crédo « Winner takes all ». Et dans cette conjoncture, le futur s’annonce rempli de douleur et de tristesse. Alors, il faut réparer le digital : « Digital fix, fix digital ». Voilà une très belle une promesse.

[VISION] Comment réparer ? En ayant une vision de progrès

« There is no apps to fix the future », annonce Andrew Keen, auteur de génie dont le dernier livre How To Fix The Future est sorti il y a quelques mois. Il note d’abord un manque de perspective long terme. Il insiste dans un premier temps sur la nécessité de croire que nous pouvons encore avoir un impact et que tout n’est pas joué. Pour cela, il convoque More, non pas Moore, celui de la loi éponyme mais l’utopiste. Nous devons lutter contre la prédestination et redevenir les maîtres de notre Histoire. Il veut croire que les années 2010 peuvent être une nouvelle Renaissance à travers la technologie. Il souligne le besoin de redonner une idée du Progrès. C’est pour lui le premier élément de réponse. Enfin dans un second temps, il nous livre cinq outils pour aider à réparer le digital : la régulation (où l’Europe a un rôle à jouer dans le prolongement de la RGPD et des amendes imputées aux GAFA), l’innovation (nous avons des besoins nouveaux qui doivent avoir des Business models et des solutions nouvelles), les choix par les consommateurs (la data doit appartenir aux consommateurs), l’engagement citoyen et l’éducation.

[Tech for good] Apporter la tech là où ça importe !

Le brésilien, Eco Moliterno, Chief Creative Executive Officer chez Accenture Interactive Amérique latine fait une entrée percutante en évoquant le Gambiarra, l’autre sens de « to fix » au Brésil, un terme qui relève plus du système D. On vous laisse regarder sur le web. Il enchaîne ensuite en évoquant des exemples de communautés dans lesquelles la technologie a apporté son lot de progrès. Comme en Colombie dans cette zone reculée qui n’a pas accès au Web, pour bénéficier d’un certain nombre de services, il suffit de composer le 6000913 (Myline) et de parler à une intelligence artificielle qui va vous répondre. Quel temps fera-t-il demain ? Qui a découvert l’Amérique ? MyLine utilise le SDK Google Assistant (l’IA de Google Home) ainsi qu’une solution speech to text. Il donne un second exemple en Inde où Good vibes utilise le morse pour permettre à des sourds et des muets de communiquer ensemble : Un doigt ou deux doigts et des vibrations courtes ou longues. De beaux exemples qui sont souvent supportés par des Gafa ce qui me laisse un petit goût amer.

À Hambourg, je ne peux que partir à la recherche du meilleur burger de la ville. Je tombe sur The Bird et son super cheeseburger au fromage dégoulinant. Rassasié, je pars écouter Sigrid déchaînée sur scène. En sortant, une fanfare a enflammé la place centrale, tout le monde danse sur les tables. Plus loin, dans un coin de rue, un mec fait du beatbox (son installation tient sur son vélo !). Un groupe de badauds s’est rassemblé autour de lui. Je demande son nom mais personne ne sait qui c’est. Bref on en profite !!

Andreas Refsgaard

Ce jeune artiste s’amuse beaucoup avec des programmes de machine learning et ça fait du bien de voir des projets purement fun. Par exemple, il a fait un programme où il fait une expression devant sa webcam pour trouver le gif animé approprié. Pratique pour agrémenter ses textos. Il a également créé un photobooth qui ne prend une photo que si tu fais une tête de con. Pratique !! Enfin, il a fait un site où en proposant une image, le moteur vous dit si c’est « Boring » ou « Funky ». Complètement subjectif mais super fun !  Andreas a donné plusieurs liens pour que tout un chacun s’amuse. Je vous les livre en vrac :
https://teachablemachine.withgoogle.com/#
http://www.wekinator.org/
Ml4a.github.io
https://ml5js.org/

 

Copenhagen Letter

Au cours de l’événement, plusieurs intervenants ont évoqué des manifestes qui ont été rédigés souvent de manière collégiale et signés par un certain nombre d’acteurs. Copenhagen Letter est l’un d’eux. Elle reprend plusieurs engagements et déclarations comme « la tech n’est pas au-dessus de nous » ou encore « nous devons privilégier la confiance ». Ces manifestes ne sont pas vraiment efficaces mais ce sont bien le signal d’un changement. De plus, il y a toujours une vertu à formaliser un engagement devant d’autres citoyens.
Quelques liens à parcourir :
https://copenhagenletter.org/
https://www.copenhagencatalog.org/
https://2017.ind.ie/ethical-design/
http://montrealdesigndeclaration.org/

20% 

20% des achats se font en ligne aux États-Unis d’après Marco Boerries, serial entrepreneur allemand (sur ces 20%, 48% revient à Amazon !)
La question que Marco nous pose : sur les 80% restant que faisons-nous ? Le futur n’est pas écrit et il y a un véritable défi à connecter les 80% restant, soit 200 millions de PME et de boutiques. Au boulot !!

21 days, The Innovation Quest

Pendant ce temps-là chez Silex ID :
Notre amie et chercheuse en Gamification (GEM, MIT), Hélène Michel vient de sortir un nouveau jeu sur l’innovation : 21 days, The Innovation Quest . Alors on a envie de faire notre instant promo d’autant que le jeu est vraiment bien. La promesse : 21 jours avec 15 minutes par jour pour faire de l’innovation une routine. La boîte convoque l’imaginaire des chasses au trésor. Chaque jour, une action à faire en ressources limitées pour montrer que l’innovation, c’est un état d’esprit. À la fin du voyage, vous aurez expérimenté 6 grandes approches d’innovation et serez en mesure de les appliquer dans votre vie professionnelle. Alors à vous de jouer !

Next est un petit événement dans la galaxie des conférences tech et innovation mais une valeur sûre avec une recette qui fonctionne. En s’inscrivant pendant le Reeperbahn festival (gros festoch’ de musique), Next propose un cadre festif par nature. Le second gros point positif est que la ligne éditoriale annonce une problématique et tente d’y répondre dans son programme. C’est d’ailleurs l’un des seuls événements qui propose une analyse du monde de la tech et de l’innovation et une réponse à la question qu’ils se posent. On reviendra l’année prochaine !

Coming next!

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AUTHOR

Eline

All stories by: Eline