Newsletter Silex ID – Tech Open Air 2018
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Salut les cro-magnons !

Après avoir découvert que les autrichiens parlent Allemand (🙄) au festival Pioneers 2018, Tristan est allé au coeur du peuple germanophone : à Berlin pour le Tech Open Air 2018 (TOA18). L’occasion pour lui de découvrir ce qu’est un Surrito, mais aussi de comprendre la mécanique quantique. 

Première impression : une heure de queue pour rentrer au TOA18 après avoir raté le bus Firefox parce que le panneau était du mauvais côté de la route… Nous sommes à Berlin, et ça se sent immédiatement. Par professionnalisme journalistique, j’ai décidé de frotter vivement sur mes avant-bras pour effacer les différents tampons de clubs Berlinois des jours précédents. En fait, ce n’était pas vraiment la peine, le TOA ressemble plus à un festival qu’à un événement High Tech.

[Mindfulness] Déjà mainstream ? 

Une scène complète du Tech Open Air était exclusivement réservée à la mindfulness (méditation en pleine conscience). Au début on se demande comment ils vont tenir 2 jours, mais les intervenants se sont enchainés et étaient tous plus passionnants les uns que les autres. Le constat : depuis quelques années notre temps d’attention est en moyenne de 8 secondes, bien en dessous des 12 secondes des années 2000, mais surtout en dessous de celui d’un poisson rouge. Dur. La méditation a pour objectif de se « recentrer », d’apprendre à « vivre dans l’instant présent » que ce soit au travail, chez soi ou même pendant un « Mindfulness Lunch ». Quel rapport avec le TOA18 ? Déjà, nous sommes à Berlin. Ensuite, de nombreux entrepreneurs se tournent vers la méditation pour être plus efficaces au quotidien. Si vous doutez encore des bienfaits de la méditation, allez voir cette infographie du huffingtonpost. Au fait, je crois que quelqu’un vient de liker votre photo de vacances sur Facebook. 

[Quantum Computing] Le retour des mainframes ? 

Whurley avait 15 minutes pour dérouler 90 slides sur le Quantum Computing. Pas simple. En voici mon résumé : Je n’ai toujours pas compris. Malgré un lointain diplôme d’ingénieur, passer d’une logique binaire faite de 0 et de 1 et de « portes logiques » (ET, OU etc.)  à des Qbits… c’est compliqué. Je retiens toutefois trois points suite à nos échanges. D’abord, le Quantum Computing, on y va, c’est sûr. La seule question c’est d’ici combien de temps. Certains parlent de quelques années, d’autres de décennies. Ensuite, le potentiel de ces machines est tellement énorme qu’il est difficile d’envisager l’utilisation qu’on en fera. Imaginez-vous 20 ans en arrière en train d’expliquer ce que pourra faire un smartphone en 2018. Une des premières applications pourra être de casser toutes nos clés de chiffrage actuelles. Rassurant. Enfin, les ordinateurs quantiques ne sont pas prêts de remplacer nos machines actuelles. Déjà parce que pour l’instant il faut les refroidir à environ -273°C, mais aussi à cause de leur fonctionnement en « boîte noire » : on connaît les données entrantes et sortantes, mais on ne peut pas savoir ce qui se passe à l’intérieur. On peut donc imaginer un avenir avec des énormes ordinateurs quantiques cachés dans des bunkers réfrigérés, dont on pourrait solliciter la puissance de calcul à la demande. Le retour des mainframes ? 

[Holacratie] Ce n’est PAS du consensus mou.

N’ayez pas honte de ne pas connaître ce mot, même mon mac me propose de corriger « Holacratie », c’est dire. Définition wikipédia : l’holacratie est un système d’organisation de la gouvernance fondé sur la mise en œuvre formalisée de l’intelligence collective. J’avais tendance à penser que c’était un management par consensus mou et ça ne m’attirait pas du tout. En fait, c’est tout l’inverse : dans une entreprise ayant adopté ce modèle d’organisation, la prise de décision est réalisée par n’importe qui tant qu’il/elle respecte les deux règles suivantes : obligation de consulter les experts sur le sujet lié à cette décision et obligation de consulter les personnes qui vont « vivre avec cette décision ». Jusque là rien de surprenant. L’holacratie devient perturbante sur la prise de décision finale : même si les deux groupes de personnes sollicitées ont donné un avis négatif, la décision finale revient au demandeur, qu’il soit fondateur de l’entreprise ou salarié tout juste recruté. Perturbant vous disais-je. 


– « Hamburger ? Ha ha, you’re so French. »
Mais OUI je suis français monsieur. Et NON je n’avais encore jamais vu un Surrito en vrai. Que sur Facebook, le seul endroit où on se demande ce que pourrait donner la fusion d’un Sushi et d’un Burrito. La file d’attente était clairement trop longue pour moi, je me suis rabattu sur un bon vieux Schnitzel, apparement plus rapide à préparer qu’un Surrito…

180 000

C’est le nombre de voitures 100% électriques qu’il y aura à Pekin fin 2018. Le problème, c’est que seulement 1/3 de ces heureux propriétaires possède un chargeur à la maison. Pas très pratique. Charging Hero a senti le bon filon et propose aux plus fortunés de régler ce détail via un concierge qui vient récupérer votre voiture en bas de chez vous, se débrouille pour charger votre voiture et vous la rend où et quand vous le souhaitez. C’est très low tech tout ça, mais ça fonctionne : déjà 8000 clients et 1,5M RMB (200 000€) de revenus en quelques mois !

Mounira : de RedBull à la méditation grâce à Trump.

J’ai rencontré Mounira pendant un « mindfulness lunch » animé par un moine. Pas banal. Il s’avère que c’est elle qui avait organisé tous les événements du « Forest Stage », centrés sur la méditation. Son parcours est peu commun : Communication et marketing pendant 5 ans pour Redbull, puis responsable Relation Presse de Youtube en Allemagne. Un jour, elle a tenté de faire de la méditation au bureau et a invité ses collègues à la rejoindre tous les jours à 14h. Gros flop, elle s’est retrouvée de nombreuses fois seule. Persévérante, Mounira a continué jusqu’à ce que 800 employés de Google méditent avec elle ! Y consacrer 1 jour par semaine (les fameux 20% de Google) n’étant pas suffisant, elle a fini par tout plaquer pour créer son entreprise : Connected Business. Le déclic qui l’a poussée à quitter Google pour se lancer à son compte ? L’élection de Donald Trump. Merci qui ?

PacTris – Pour les nostalgiques de la GameBoy

Solo entrepreneur, Sebastian Thiemt a créé PacTris il y a 2 ans afin d’aider les transporteurs à optimiser le stockage dans les conteneurs. Premier challenge : faire mieux que les autres. Pour ça, il utilise de l’IA (Alerte #buzzword) qui lui permet d’être moins précis peut-être, mais extrêmement rapide pour donner un résultat (où mettre quel carton dans le conteneur = Tetris). Il s’avère que ses concurrents mettent au minimum 3 heures à faire les calculs, quand lui, met quelques secondes. Deuxième challenge : se faire connaître. C’est là qu’est née son application pour les particuliers qui permet de scanner une des 25 000 références IKEA avant de mettre le carton dans le coffre de sa smart. Fort de deux « gros clients » B2B en Allemagne, Sebastian semble très serein pour l’avenir de PacTris. On lui souhaite d’arriver au niveau 10 et de voir la fusée décoller (#nostalgie).

De la méditation, du bien-être, beaucoup de musique. Nous sommes bien à Berlin. Je ne suis pas certain d’avoir rencontré la prochaine licorne européenne, mais les conférences étaient toutes passionnantes et les intervenants de qualité (TechCrunch, Nasa, Snap …).
Tech Open Air est une vraie bouffée d’oxygène dans le monde des events High Tech.

Coming next!

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Eline

All stories by: Eline