Newsletter Silex ID – USI 2018
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Salut les cro-magnons !

Enfin arrivé le temps de l’USI ! L’édition 2018 se déroula les 25 et 26 juin au Carrousel du Louvre (comme l’année précédente) et fut, une nouvelle fois un véritable succès ! Suivez Eline, elle vous y emmène !

Direction donc le Carrousel du Louvre pour une nouvelle édition de l’un des événements les plus riches en contenu que je connaisse. Cette année, encore de belles surprises en termes d’invités : Marc Raibert, Yann Le Cun, Dan Ariely, Jeremy Rifkin, Sir Ken Robinson, Étienne Klein, Kenneth Lacovara… Et tant d’autres ! Nous avons parlé de responsabilité et d’éthique dans l’innovation mais aussi de biomimétisme et de la manière dont il façonne les nouvelles technologies et bien sûr des traditionnels sujets comme le « Big Data » ou encore l’« Intelligence Artificielle ». 

Voicies 3 points qui m’ont le plus marqués dans cette édition 2018 :

[Internet] Est-il neutre ?

Comment percevez-vous Internet ? Cet outil miraculeux capable de faire tomber les frontières et source inépuisable d’informations. Lors de sa présentation, Ramesh remet les pendules à l’heure sur une technologie qui a certes changé nos vies mais qui peut également en prendre le contrôle. « Internet is built upon the relationship between inequalities ». Dr Ramesh accuse Internet d’être construit par et pour une population aisée. Pour lui, le cloud n’est pas neutre mais gouverné par les GAFAM et ce soit-disant village global est en fait riche, blanc et occidental. En témoignent les scandales FaceApp qui estime que le beau est blanc et Propublica qui a décrété que la population noire était nettement plus dangereuse que la blanche. Ici, le biais est à la fois dans le code et dans la data qui la nourrit. Dr Ramesh prône un internet plus local prenant en compte les spécificités culturelles. Il nous parle d’un exemple du sud du Mexique où une communauté a créé son propre réseau GSM mais imaginez plus tard avoir un Facebook avec une surcouche bretonne, un Google congolais ou un Amazon indien.

[Robotic] Boston Dynamics, terrifiant mais impressionnant

Nous avons rencontré Marc Raibert, fondateur de Boston Dynamics qui débute son intervention en disant : « J’adore construire des robots, mais je ne suis pas très bon pour créer des choses. » Il est pourtant à la tête de l’une des entreprises pionnières de la robotique. Le but de Boston Dynamics est de créer des robots ayant des habilités proches des humains ou animaux en particulier en termes de mobilité. Pour créer ces robots, ils se sont d’ailleurs largement inspirés de la biologie, sans toutefois la copier car trop complexe. Par exemple, pour Spot et Spot mini (ce robot qui marche à 4 pattes et ressemble étrangement à un chien a été conçu sous l’inspiration des chèvres de montagne). Ces robots sont designés grâce à l’utilisation de platinium 3D pour intégrer des tuyaux et des canaux dans la structure du robot, comme les vaisseaux, nerfs et autres chez les êtes-vivants ! Enfin, Boston Dynamics a deux approches : l’une de long terme avec des robots capables de s’occuper de personnes âgées, d’intégrer une chaîne de logistique ou encore de construire et l’autre de court terme qui se limite au divertissement, à la sécurité et aux réponses d’urgence. 
PS : Quand Boston Dynamics bousculent les robots, ils ne sont pas méchants, ils les entraînent à s’adapter à des situations incertaines.

[Education] Transformer l’avenir de l’éducation

Anobli par la Reine d’Angleterre, Sir Ken Robinson a un éventail de prix exceptionnel. Il se place aujourd’hui en tant que l’un des plus grands experts de l’éducation. Et selon lui : « Knowledge is a collective possession that we all contribute to. » Le système éducatif ne marche plus, il n’est plus adapté. La révolution actuelle n’a pas de précédents en termes d’ampleur avec l’accroissement de la population mondiale, les enfants qui grandissent dans un monde que leurs parents ne comprennent pas…Le système éducatif actuel pousse à la compétition, à la standardisation et à la notation. Mais pour la créativité, où se place-t-on ? Et pour l’intelligence ? Ces questions ne sont actuellement pas adressées. Selon Sir Ken, l’éducation se doit d’être diversifiée, customisée, locale et organique. Les enfants adorent apprendre, l’humain est une bête curieuse qui s’émerveille facilement (vidéo à l’appui), le problème vient de l’éducation qui désengage les enfants de l’apprentissage alors qu’elle devrait promouvoir la créativité et la diversité.

Pas de burger mais des paniers repas divers et variés. Pour vous donner un aperçu, au menu du mardi : Coleslaw de radi, carotte, tofu & pamplemousse rose (So Parisien !), rouleau de printemps, caravelle de tomates séchées, infusion Hibiscus… Je préfére les burgers toujours, mais ce n’est pas mal de changer un peu. Et puis l’ambiance « marché » est vraiment cool !

La prochaine révolution de l’IA selon Yann Le Cun

« Qu’est-ce que le sens commun ? C’est le fait de voir une tête et de pouvoir imaginer qu’un corps doit être lié à cette tête ». C’est ce qu’il manque aux IA selon Yann Le Cun pour qu’elles deviennent réelles. Nous, humains, sommes également capables d’anticiper les conséquences de nos actes. Pour pouvoir faire de même, la machine devrait avoir un simulateur du monde intégré. En réponse, les génies de l’IA propose une solution : l’apprentissage adversaire. On entraîne le disciminateur en distinguant ce qui se passe dans le monde par rapport à ce qui est faux. Le discriminateur doit distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux et le générateur apprend à produire des exemples que le discriminateur ne peut pas reconnaître comme étant faux. À la façon d’un enfant.

Changer le comportement humain de façon éthique, vrai ?

Dan Ariely, expert de l’irrationalité de l’humain et auteur d’un nouveau livre intitulé Dollars and sense : How We Misthink Money and How to Spend Smarter surprend le public en défendant le système de notation qui commence à être mis en place en Chine car, selon lui, ce système aussi appelé système de réputation est un moyen de réinstituer de la confiance (de manière assez hardcore c’est vrai !). Ce même système de réputation peut, toujours selon lui, permettre de réintroduire de la confiance dans Internet et de ce fait permettre de lutter contre l’économie de l’attention. C’est d’ailleurs, à moindre mesure, ce qui fleurit sur le web avec eBay qui classe les vendeurs selon leur fiabilité ou Blablacar et Airbnb qui demandent aux utilisateurs de se noter entre eux.

120 likes

La conférence la plus déroutante était sans nul doute celle de Sandra Matz, computational social scientist. Selon elle, un ordinateur doté d’IA n’a besoin que de 10 « likes » pour être aussi précis que des collègues, 65 pour être aussi précis qu’un ami, 120 pour la famille et 300 pour la personne qui partage votre vie. Rassurant, non ? Facebook utilise ensuite ces données pour pousser du contenu qui vous gardera intéressé/captif ce qui permet, selon Sandra, de réengager les gens, en politique par exemple et donc ce serait une opportunité pour la démocratie. Grand bien nous fasse alors !

Encore une fois, l’USI a tenu ses promesses. On ressort de ces deux jours avec plein de choses à raconter (ce qui permet de briller en société au moins la semaine qui suit l’événement), des rêves plein la tête et des étoiles plein les yeux. Et malgré tout ça, quelques déceptions quant au nouveau format Open Discussion qui, selon moi, ne permet pas d’aller dans un sujet en profondeur et quelques invités dont la présentation fut décevante mais bon nul n’est parfait ! Ça ne m’empêchera pas d’y retourner l’année prochaine ! Et d’ici là, allez voir Woman, le nouveau film de Yann-Arthus Bertrand qui est venu nous présenter le teaser, ça fait envie !

Coming next!

 

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AUTHOR

Eline

All stories by: Eline