Salon Experimenta : l’imprévisible et l’incroyable étaient là ! (part.1)
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La cinquième édition d’Experimenta, le salon arts, sciences et technologies s’est déroulée du 8 au 10 octobre 2015 dans le cadre de la Biennale Arts Sciences, Rencontres-I et de la Fête de la Science à la Maison Minatec de Grenoble. Et la formulation de Théodore Zeldin, historien et sociologue anglais, illustrait parfaitement l’événement : « l’imprévisible est toujours là ». Retour sur les temps forts du salon !

 

Expérimenter, découvrir et questionner les innovations de demain

Cette année, ce sont plus de 6 000 personnes qui ont visité Experimenta. Organisé par l’Atelier Arts Sciences, un atelier de recherche commun au CEA et à l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences, ce salon veut faire découvrir, expérimenter et faire émerger des questions via des dispositifs artistiques, des espaces de démonstration de technologies en devenir mais aussi grâce à des rencontres et des conférences. Artistes, scientifiques, technologues et industriels… Tous ont répondu présents pour raconter et expliquer leurs démarches et leurs processus de création.

« L’Atelier Arts Sciences », véritable carrefour entre arts, culture, technologies et sciences

Plateforme de recherche et de création créée en 2007, le but de l’Atelier Arts Sciences est d’encourager l’innovation et la création en favorisant la rencontre d’artistes avec des scientifiques. Pour cela, l’Atelier propose des résidences, 22 au total depuis sa création. « Un artiste arrive avec un projet, et nous le mettons en relation avec un chercheur, un scientifique, qui pourra au mieux répondre à sa problématique, et l’équipe pourra travailler sur ce projet pendant deux années généralement. » nous explique Eliane Sausse, la directrice de l’Atelier Arts Sciences.

Nouvelles technologies et spectacle vivant font bon ménage !

« Il existe déjà des pôles en France qui lient artistes et scientifiques. Mais nous sommes les seuls à créer cette relation à partir du spectacle vivant, c’est la spécificité de Grenoble. Cela donne lieu à des spectacles, évidemment, mais il y a aussi eu des expositions interactives, de la création d’objets, de logiciels…  Les recherches s’appliquent au spectacle vivant, aux arts visuels et aux arts numériques ». L’Atelier Arts Sciences est un accélérateur de projets et de recherche qui offre véritablement un regard distancié sur les applications d’un projet artistique pour la société.

Du projet artistique à l’usage collectif

Le meilleur exemple d’objet parti d’un besoin d’artiste pour arriver à des applications dans de multiples domaines est peut-être le gant d’Ezra. Pendant ses concerts, l’artiste Ezra avait besoin de tout contrôler : de la démultiplication de sa voix à la circulation du son et de la lumière. Doté de capteurs et fonctionnant grâce au Wi-Fi, ce gant interactif lui permet de faire tout cela lorsqu’il est sur scène. Aujourd’hui, « ce gant intéresse Bouygues, mais il pourrait également y avoir des applications pour les handicapés, cela pourrait aider une personne à reprendre le contrôle de sa main par exemple, mais cela pourrait aussi révolutionner les jeux vidéo ! Nous l’utilisons par ailleurs dans nos salles de réunion pour faire passer une image d’un mur à l’autre, monter ou baisser le volume des vidéos en tournant la main… »

©Laurence_Fragnol
©Laurence_Fragnol

Rendez-vous demain pour découvrir les innovations qui nous ont le plus marquées lors du salon Experimenta !

Anaïs Bozino

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