L’ambition numérique selon Axelle Lemaire
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« Cette école a la culture de l’innovation depuis bien longtemps ! » Créée il y a vingt ans, EPITA, l’école d’intelligence informatique a reçu pour la première fois Axelle Lemaire, mercredi 13 mai sur son campus technologique du Kremlin-Bicêtre à Paris. Dans le cadre de son engagement dans le développement de la French Tech, la secrétaire d’État au Numérique a tenu à se rendre sur place.

« Les ingénieurs français sont la fierté nationale »

« Loyaux, créatifs, imaginatifs, bonne capacité analytique et théorique », c’est ainsi qu’Axelle Lemaire décrit les jeunes cerveaux des ingénieurs français. «Best hiden secret» c’est ainsi que les américains parlent des inventeurs français ! L’ambition d’Axelle Lemaire est claire, ces petits génies ne doivent plus être gardés secrets et la France se doit d’être une terre d’accueil et d’attractivité. L’écosystème instauré par l’EPITA est un atout indéniable et impératif selon la secrétaire d’État au Numérique « c’est de ce mélange des approches que naissent les plus belles idées ». Axelle Lemaire tient aussi à prévenir les étudiants de leurs futures responsabilités : « vous avez le potentiel de créer une avant-garde mais votre rôle est de donner les outils au public pour qu’il puisse les appréhender justement ». Elle donne l’exemple des personnes handicapées (malvoyants…), toutes les futurs innovations devant être accessibles à ces personnes aussi.

Une féminisation encore balbutiante

Ce qui frappe dans les locaux de l’EPITA, c’est le faible nombre de filles présentes sur les bancs de l’école. Le numérique, et plus particulièrement l’informatique, sont encore des milieux où les femmes se font trop rares. Le directeur général de l’EPITA, Joël Courtois, explique que lorsqu’une adolescente va voir une conseillère d’orientation en lui disant qu’elle souhaite travailler dans l’informatique, elle va être dirigée vers la comptabilité ou un métier similaire où elle passera la journée devant un ordinateur…

«Personne n’a fait en sorte que je m’intéresse à ce secteur» appuie Axelle Lemaire. La culture et la société font que les femmes n’osent pas exercer dans ce milieu alors que les entreprises demandent toujours plus de mixité. Il y a une véritable surenchère, les femmes gagnent beaucoup mieux leur vie dans l’informatique que les hommes !» souligne Joël Courtois.

Axelle Lemaire précise qu’«il faut encourager les petites filles à se diriger vers les portes de l’informatique ! À commencer par le secteur des jeux vidéo, qui sont encore trop souvent fait par et pour les hommes. Il faut plus de conceptrices ! Je porte beaucoup d’espoir sur votre génération, surtout concernant les enjeux d’inclusion».
«L’ambition numérique du gouvernement n’a jamais été aussi élevée»

Pour cela, le gouvernement met en place un certain nombre de mesures. En septembre 2016, tous les enfants seront initiés à l’apprentissage du code. Et l’e-éducation rentre progressivement dans les mœurs. «La France dispose d’une offre étoffée en MOOC, l’enseignement supérieur a rapidement compris l’intérêt d’avoir du contenu en ligne, et il y a une véritable professionnalisation de ce secteur». Les MOOC permettent en effet de se former tout au long de sa vie, et non pas seulement pendant les études. Le label «Grande École du Numérique» a également été mis en place. Enfin, le Ministère de l’Économie encourage l’entrepreneuriat grâce au mécénat de start-ups, via notamment la Banque Publique d’Investissement.

Anaïs Bozino

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